Le carrefour des gauches et le rendez-vous de la belle alliance populaire se sont respectivement tenus le 27 novembre et le 3 décembre. Ces deux rassemblements émanent d’un même parti mais (presque) tout les oppose. Décryptage.
Ce qu’on a appelé la fronde socialiste s’est constituée autour de la loi Macron. Jugé trop libéral, ce texte a déclenché l’ire de la gauche de la gauche du PS. Renforcée par la déchéance de nationalité, la loi travail et l’usage répété de l’article 49.3, la gronde se mute en force d’opposition au sein du parti. Parmi les grandes figures de cette fronde : Arnaud Montebourg, Christiane Taubira, Martine Aubry et en embuscade Benoît Hamon. « Il faut redonner le goût des gauches » clamait Christiane Taubira à la tribune du carrefour des gauches. Le message bien que poétique est clair, cette partie de la gauche réclame un examen de conscience.
Loin de cette démarche, la BAP n’a eu de cesse de vanter le bilan de François Hollande. Autre camp, autre figure. Ce samedi au rendez-vous de la BAP, ce sont les les proches de Manuel Valls qui étaient présents: Patrick Bloche, Malek Boutih et Yves Colmou, le conseiller spécial de Manuel Valls qu’il connaît depuis près de trente ans. Mais l’adage « Les ennemis de mes ennemis sont les amis » ne s’applique pas ici. Le rassemblement de la BAP comptait aussi des pro Hollande hostile à Manuel Valls. À dix jours de la date limite de dépôt de candidatures pour la primaire de la gauche, il n’est pas exclu que le clan Hollande impose son candidat. Le nom de Vincent Peillon, ancien ministre de l’éducation, commence à circuler.
Héléna Berkaoui

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *