À deux pas de l’Assemblée nationale, le QG de campagne de François Fillon est en ordre de bataille. Dans la war room, l’équipe de communication a le tweet sur la détente. Militants, collaborateurs et soutiens politiques, tous attendent le coup d’envoi du 2nd débat de la primaire de la droite. Le débat qui pourrait « tout changer » et permettre à François Fillon d’être au second tour de ce scrutin. Peu présent dans les médias, l’ancien premier ministre joue son va-tout. En troisième position des intentions de votes, il se place derrière Alain Juppé, le favori et Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la république. « Le débat est décisif, si Alain Juppé s’écroule, François Fillon monte à la 2ème position. Les juppéistes ont peur de ce scénario » analyse un jeune militant.

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Installée en demi-cercle, l’assistance a les yeux rivés sur l’écran. Un silence religieux sonne le début du débat. Âgés ou jeunes, les militants exultent après chaque parole de leur homme providentiel. Beaucoup d’étudiants en sciences politiques ou en droit forment le mouvement « Les jeunes avec Fillon » dont Cédric Rivet Sow est le président. Les pouces fixés sur son smart phone, le jeune homme débonnaire suit le débat d’une oreille attentive. Après le plateau télé aménagé salle Wagram, Twitter est le deuxième terrain de conquête. L’endroit où l’on relaie les phrases fortes du candidat à qui mieux-mieux. La communication 2.0 ne saurait être boudée par l’ancien locataire de Matignon qui peine à séduire la jeunesse.

Le libéral-conservateur, tel qu’il est décrit, a lancé Force républicaine, son mouvement politique, en 2013. Son chef de cabinet, Éric Chomaudon, est un fidèle de la première heure. Il l’accompagne dans ses nombreux déplacements en province. « C’est la France invisible qui va voter pour lui, celle des ruraux. François Fillon est le candidat qui s’est le plus déplacé en France« . Mordicus, il affirme que François Fillon va être la surprise de la primaire. « Les sondages ne font pas l’élection« , d’après Éric Chomaudon personne n’est à même de profiler les électeurs de la première primaire de la droite. Les commentaires laudateurs des chroniqueurs achèvent de renforcer leur espoir. À trois semaines du premièr tour, tous les rêves sont permis.

Héléna Berkaoui

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