Bonne prestation télévisée, jeudi 27 octobre sur France 2, de l’ancien Premier ministre qui assumé ses choix politiques et sociétaux.

L’Émission Politique de France 2 a reçu hier soir l’ancien Premier ministre, candidat malheureux à la présidence de l’UMP il y a quatre ans. Durant un peu plus de deux heures, le candidat s’est présenté en homme de convictions devant un public quelque peu sceptique sur son programme politique et parfois remonté contre ses déclarations publiques.

Les questions débutent avec David Pujadas et Léa Salamé sur la «Jungle» de Calais, le flux de migrants ou les arrêtés municipaux contre le burkini. François Fillon a réitéré son accord, exprimé quelques mois auparavant, avec les points majeurs de la politique gouvernementale sur ces sujets. Dans un numéro quelque peu schizophrène, il souligne qu’il «était indispensable» de démanteler la «Jungle» mais il « faut comprendre que les maires ne se sentent pas associées aux décisions du gouvernement», tout en soulignant pour conclure «que les maires doivent accueillir des migrants».

Sur le sujet du burkini, le candidat a une fois de plus affirmé son soutien aux élus en expliquant qu’il «comprend les maires qui ont pris des arrêtés contre les burkinis. C’est une forme de provocation dû à la monté de l’intégrisme», a-t-il clamé. Lorsqu’il lui a été reproché d’avoir, sur les questions économiques, la rudesse de Margaret Thatcher, ancienne chef du gouvernement britannique, il a affiché un calme poli en faisant remarquer qu’elle avait redressé son pays et été réélue deux car elle avait la confiance des Anglais…

Du sang-froid, il lui en a fallu aussi lorsque furent abordés les sujets de société. François Fillon est resté campé sur sa vision de l’adoption plénière réservée aux couples hétérosexuels et sur la modification de la loi Taubira. Il a confirmé son souhait de ne pas voir une France qui s’excuse «d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique». Le candidat a hardiment défendu sa cause face au bilan que lui dressa un policier, sur la politique du chiffre mené par le gouvernement Nicolas Sarkozy, dont il fut le Premier ministre.

Au bout du compte, une émission efficace puisque, selon un sondage express, François Fillon a terminé avec 61% de convainus chez les sympathisants républicains. C’est le même score que Bruno Le Maire la semaine précédente, mais il reste devancé par Nicolas Sarkozy (78%) et Alain Juppé (65%).

Crédit photo: Patrice DUTRULLE /Flickr

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